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À l’ouverture de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le président brésilien a dénoncé la multiplication des guerres, plaidé pour la défense des populations les plus fragiles et appelé à une refondation du multilatéralisme.
Pour sa onzième intervention à l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies en qualité de président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva a livré une analyse particulièrement critique du fonctionnement du système multilatéral.
Un système international en perte de crédibilité
« L’ONU échoue dans l’une de ses missions les plus élevées : délivrer l’humanité du fléau de la guerre. Sa crédibilité n’a jamais été aussi faible, et sa capacité à protéger les plus vulnérables n’a jamais été aussi réduite », a déclaré le chef d’État brésilien. Il a également pointé la paralysie du Conseil de sécurité, qu’il juge incapable de remplir son rôle face aux crises actuelles.
Gaza, Ukraine, Haïti, Cuba : un plaidoyer pour les populations civiles
Concernant la situation à Gaza, le président Lula a vivement critiqué la politique du gouvernement de Benjamin Netanyahu, qu’il a qualifiée de génocide, tout en condamnant fermement les attaques terroristes du Hamas contre des civils israéliens. Il a par ailleurs exprimé son soutien à Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les territoires palestiniens occupés.
Sur le conflit en Ukraine, son message s’est voulu sans ambiguïté : aucune victoire ne sera possible sur le champ de bataille. « La diplomatie est la seule option », a-t-il affirmé.
Le président brésilien a également dénoncé l’embargo économique imposé à Cuba, qu’il considère comme contraire au droit international.
Vivre sans peur : un droit fondamental
Abordant la lutte contre le crime organisé, Luiz Inácio Lula da Silva a écarté toute perspective d’intervention extérieure et a privilégié la voie de la coopération internationale. Le Brésil, a-t-il souligné, n’a pas besoin de « porte-avions », mais de partenariats.
La question de la souveraineté a occupé une place centrale dans son intervention. « Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant son attachement au multilatéralisme et une réforme de l’ONU et de son Conseil de sécurité.
Big Tech, intelligence artificielle et souveraineté
Luiz Inácio Lula da Silva a appelé à affronter la question de la régulation des grandes entreprises technologiques et de l’intelligence artificielle, dénonçant l’influence d’une poignée de « techno-oligarques ».
Il a également dénoncé l’utilisation des tarifs douaniers comme instruments de pression et défendu la souveraineté économique du Brésil.
Au-delà des différents conflits et crises évoqués, le message central de son intervention est celui d’un système international confronté à une crise profonde de crédibilité et appelé à choisir entre multilatéralisme et unilatéralisme, souveraineté et subordination.
Source : discours de Luiz Inácio Lula da Silva à l’ouverture de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, 22 septembre 2026.
