
Le mercredi 22 septembre 2026, lors de la 81e Assemblée générale de l’ONU, le président dominicain, Luis Abinader, a déclaré à la tribune des Nations-Unis que les enfants haïtiens doivent retourner à l’école dans leur pays. Derrière cette déclaration qui fait écho cache une réalité decevante. Car, chaque étudiant haïtien coûte plus de 50 000 pesos dominicains à l’État.
En effet, en août 2026, le ministère de l’Éducation nationale dominicain a révélé que le nombre d’élèves haïtiens a augmenté de 716% en 17 ans. Une hausse qui représente une charge économique considérable pour les autorités.
L’information, relayée par le sénateur Omar Fernández, s’appuie sur les données du ministère de l’Éducation (Minerd) : le nombre d’élèves haïtiens est passé d’un peu plus de 25 000 en 2007 à 205 369 en 2024-2025. Les statistiques officielles confirment une progression continue ces dernières années, avec une augmentation de 18 394 élèves entre 2023-2024 et 2024-2025, soit +9,8%, et de 31 953 élèves depuis 2022-2023, soit +18,4% en deux ans.
Pour l’année académique 2024-2025, le ministère a recensé près de 233 652 élèves étrangers. Pourtant, les Haïtiens constituent la grande majorité des recensés avec 2 612 882 élèves inscrits soit environ 8,9% d’étrangers. Les autorités entendent que cette évolution complique la planification en matière de salles de classe, d’enseignants et de ressources, à l’approche de la rentrée 2026-2027.
Depuis 2024, selon la plateforme économique Profin TV, chaque étudiant haïtien coûte plus de 50 000 pesos dominicains à l’État, soit environ 838,37 dollars. Un poids économique qui soulève des questions sur l’impact budgétaire et culturel de cette croissance. Face à cette diversité croissante, le ministère de l’Éducation dominicain a mis en place des programmes visant à renforcer l’identité nationale, comme le rapporte Le Quotidien 509.
Comme on peut le remarquer, ce constat n’est pas nouveau. Il y a deux ans déjà, le président Abinader alertait sur cette situation. En 2024, comme le rapportait le Listín Diario, il déclarait : « Estos datos reflejan la gran carga económica y sentido humanitario de República Dominicana, pero solos, no podemos ». Ce qui signifie littéralement, ces données reflètent la grande charge économique et le sens humanitaire de la République dominicaine. Mais, seuls, nous ne pouvons pas.
Et, malgré ces appels de balles, les autorités haitiennes n’ont pipé mots.
