Les États-Unis défient l’ONU

Les conditions des migrants aux États-Unis sont révoltantes. En dépit de l’alerte lancée par M. Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, le président Donald Trump reste focalisé sur la violation des droits humains. En réalité, depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, il a conclu des accords avec 35 nations en développement pour accueillir des migrants en provenance des États-Unis.

Entre janvier 2025 et le 31 août 2026, plus de 25 000 migrants ont été expulsés par les États-Unis, d’après des sources regroupées, telles que Forbidden Stories et France 24. Certaines personnes sont dépêchées dans des nations qui ne leur appartiennent pas (pays tiers), et même sur d’autres continents.

Selon ces mêmes sources, la plupart de ces déportés, près de 20 000, ont été envoyés au Mexique. Ainsi que les autres dans des nations d’Amérique latine, d’Afrique et du pacifique. D’autres investigations indiquent que des montants considérables ont été proposés à ces gouvernements en retour de la possibilité d’accueillir ces immigrés. Par exemple, les récents rapports mentionnent un coût de 30 millions de dollars uniquement pour le Cameroun.

Il est à déplorer les conditions de déportation de ces migrants. On a observé le non-respect des droits et de la dignité humaine. À l’instar d’Haïti, où des vidéos dont la fiabilité est discutable montrent les effets personnels des concitoyens éparpillés sans aucune marque de respect.

Concernant la situation inquiétante des migrants, rien que pour les six premiers mois de 2026, 23 migrants ont déjà perdu la vie dans les établissements pénitentiaires de l’ICE. Et environ 50 au total depuis le retour de Donald Trump à la présidence en janvier 2025. Ces données sont divulguées par les ONG Human Rights Watch (HRW) et Physicians. Au debut du mois de septembre, le commissaire des Droits de l Homme à l’ ONU, M. Volker Türk, a fustigé ces actions et exige que les États Unis rendent compte pour ces morts. Il a fait cette déclaration lors de l’ouverture d’une session du conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

Face à tous ces dérives du côté du pays étoilé, l’ONU ne fait que dénoncer tout en restant impuissant. Car jusqu’à date aucune décision n’a été prise pour contraindre l’administration de Trump à entendre la raison.

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