
La convocation de Stephen Ramos, jeune footballeur haïtien évoluant en Argentine, en sélection argentine U17 suscite des réactions contrastées. Formé dans un club local, Ramos avait par le passé exprimé son intérêt pour représenter Haïti. Mais selon plusieurs observateurs, la Fédération haïtienne de football (FHF) n’avait pas montré un grand intérêt pour sa sélection, ouvrant la voie à l’Argentine.
Sur les réseaux sociaux, l’annonce de sa convocation a provoqué une vague de commentaires hostiles. Certains internautes estiment qu’un joueur d’origine étrangère ne devrait pas porter le maillot argentin. « Il n’est pas argentin, qu’il parte jouer pour Haïti », peut-on lire dans plusieurs messages. Ce cas intervient dans un contexte de recrudescence des propos discriminatoires dans le football.

En 2024, plus de 108 millions de messages haineux ont été recensés sur les réseaux sociaux, dont une part importante portait sur le sport. Les attaques racistes représentent environ 4 % des propos haineux, dont 60 % visent des joueurs noirs ou d’origine africaine, selon des données compilées par des ONG.
Pour certains analystes, l’affaire Ramos illustre la double marginalisation des jeunes talents issus de la diaspora : peu soutenus par leurs fédérations d’origine et contestés dans les pays où ils évoluent.
