Enfants disparus : la communauté haïtienne au Chili réclame justice, vérité et dignité 

Alors que des enquêtes institutionnelles cherchent à éclaircir des faits liés à l’arrivée d’enfants haïtiens au Chili, des centaines de familles dénoncent une stigmatisation injuste. Michel-Ange Joseph rappelle que la protection de l’enfance et la lutte contre le racisme doivent avancer ensemble, sans sacrifier la dignité humaine.

Une communauté sous suspicion

Depuis plusieurs jours, des familles haïtiennes expriment leur peur et leur incertitude, se sentant placées sous une présomption collective de culpabilité. « La recherche de la vérité est indispensable, mais elle doit aller de pair avec la non-discrimination », insiste Joseph, qui souligne qu’aucune disparition d’enfant n’a été signalée par les réseaux communautaires.

Justice et inclusion

Pour elle, la communauté haïtienne mérite non seulement justice, mais aussi d’être entendue. Ses préoccupations doivent être prises en compte et sa voix intégrée aux solutions. « Personne ne doit être jugé sur sa nationalité, sa couleur de peau ou son statut migratoire », rappelle-t-elle.

Au-delà des enquêtes

L’enjeu dépasse les investigations en cours : il concerne la manière dont la société chilienne perçoit une communauté historiquement racialisée. Associer automatiquement une population à des crimes graves avant toute conclusion judiciaire risque de provoquer des dommages durables, affectant des milliers de familles qui vivent et contribuent chaque jour au pays.

Un principe fondamental

Joseph conclut : la défense des enfants et la lutte contre le racisme ne sont pas des voies opposées, mais des principes indissociables. Elle appelle à éviter les conclusions hâtives qui renforcent les préjugés raciaux et à placer les droits des enfants au-dessus des intérêts politiques et des stéréotypes.

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