Garantir la paix dans le monde avant 2030 : Où en sommes-nous en 2026 ?

Three men in formal suits talking on a balcony with buildings and flags in the background

La semaine dernière, le président américain, Donald Trump, a reçu son homologue brésilien, Lula da Silva, à la Maison-Blanche. Et quelque temps après, soit une semaine, il s’est rendu en Chine pour une visite officielle avec Xi Jinping. Ces visites entre ces chefs d’État, tout au moins historiques, constituent-elles un pas vers la paix dans le monde ? Issus de plusieurs régimes politique opposés, (droite et gauche) ces hommes politiques ont fait un sursaut exemplaire. Entre les deux présidents américains, la réunion a eu lieu à la Salle Ovale le jeudi 07 mai 2026. Et en Chine, les deux barons de l’économie mondiale ont tenu leurs pourparlers officiels à la Grande Salle du Peuple entre le 12 et le 14 mai. Ces tête-à-tête pourraient, par-dessus tout, symboliser un pas important franchi vers la paix.

Garantir la paix et une justice équitable dans le monde avant 2030, tel est le 16e des Objectifs de développement durable qui ont été adoptés par les Nations unies en 2015.  Cet objectif concerne trois thèmes étroitement liés que sont les questions d’État de droit, de qualité des institutions et de paix.  Donc, il entend promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable.

Pourtant, en 2026 particulièrement, on dirait que certains hommes politiques ont manifestement voulu attaquer frontalement cet objectif. Car de récentes actions et déclarations de certains chefs d’État ne reflètent pas l’esprit de cette vision. A l’aube du mois de janvier, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a capturé le président socialiste vénézuélien, Nicolas Maduro en ses résidences. Le mois suivant, il a donné l’ordre de bombarder l’Iran au Moyen-Orient. Et, au début du mois de mars, le milliardaire américain avait promis qu il s’occupera de sous-peu de Cuba. Ces agissements de la première puissance économique mondiale font peur.

Avant cette rencontre à Washington, le président brésilien, Lula da Silva, s’est exprimé à maintes reprises sur son désaccord avec Donald Trump. D’ailleurs, les deux ont toujours eu une relation tendue liée à leur conception distincte de la démocratie, de la géopolitique et de la paix. Après les attaques contre l’Iran et les intentions d’accaparer Cuba par les États-Unis, le leader politique brésilien n’avait pas caché ses frustrations contre ces comportements. Au point de qualifier de mauvaise l’attitude de Donald Trump pour la démocratie.  

En somme, le courant ne passe pas entre ces deux. Pourtant, la diplomatie l’oblige. Ils se sont réunis durant 3 heures pour discuter des questions fondamentales. A cette rencontre, loin des caméras des journalistes, le président de l´Etat fédéral du Brésil a révélé, dans une conférence de presse, avoir discuté de commerce et de tarifs douaniers, de crimes organisés, de minerais critiques, de paix, de coupe du monde Etc.

Le plus important, c’est que les deux hommes politiques se sont félicités et en sont sortis satisfaits. Trump a posté sur son réseau que Lula est dynamique et que d’autres rencontres sont prévues. Et Lula, de son côté, n’a tari pas d’éloges à l’endroit du président américain. Ils ont mangé ensemble. À l’issue de ce dialogue de haut niveau, ils ont compris, comme l’a rapporté Lula, qu’il n’y a pas de sujet indiscutable.

La visite de Donald Trump en Chine, entre stratégie de paix et signe de stabilisation

Il y a de cela 9 ans que le torchon brûle entre la Chine et les États-Unis. Les deux pays entretiennent depuis belle lurette une concurrence sans égale. Tant sur le plan économique que sur le plan technologique.

Donc, la visite de Donald Trump en Chine est plutôt un signe de tentative de stabilisation des relations entre les deux pays, plutôt qu’un signe de paix à proprement parler. Les États-Unis et la Chine cherchent à réduire les tensions, notamment sur le commerce, Taïwan et la guerre en Iran.

Ces points constituent les principaux enjeux de cette visite. D’abord, les États-Unis veulent des concessions commerciales, comme l’achat de produits agricoles et énergétiques américains. Ensuite, la Chine souhaite que les États-Unis modifient leur position sur l’indépendance de Taïwan. Enfin, les États-Unis espèrent que la Chine joue un rôle dans la résolution du conflit.

Les deux pays ont des intérêts divergents, mais ils reconnaissent l’importance de maintenir une relation stable pour l’économie mondiale. Xi Jinping a déclaré que les deux pays devraient être « des partenaires, et non des rivaux ». Et Donald Trump, de son côté, a promis jeudi à son homologue un « avenir fabuleux » entre les États-Unis et la Chine. « C’est un honneur d’être à vos côtés. C’est un honneur d’être votre ami, et les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais », a déclaré M. Trump. « Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux », a-t-il renchéri.

Est-ce réellement un pion vers la paix dans le monde ? Ce serait mieux !

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