
Au tribunal d’immigration d’Harlingen, au Texas, 25 enfants s’alignent sur les bancs. Un garçon de 3 ans en veste bleue joue avec le micro pendant que le juge parle à son avocat à distance. Un autre de 6 ans fait voler un avion imaginaire.
La scène n’est pas isolée. Aux États-Unis, des enfants aussi jeunes que 2 ans doivent comparaître devant un juge d’immigration dans une procédure d’expulsion.
Ce sont pour la plupart des mineurs non-accompagnés arrivés seuls à la frontière. Après leur prise en charge par l’État fédéral, ils sont placés en procédure d’expulsion. Ils doivent alors justifier devant le juge d’un droit à rester – asile, victime de traite, ou abandon familial.
Le problème : il n’y a pas d’avocat commis d’office en immigration. En 2026, plus de 425 000 enfants font face à ces audiences sans avocat. Au Texas, on a vu des groupes de 15 mineurs sans avocat le même jour, et un garçon de 10 ans comparaître seul.
Certaines audiences se tiennent même en vidéo : 7 enfants debout au Texas, jugés par un juge à 1 000 km de là, à Atlanta.
