
Le féminicide, à la République Fédérative du Brésil, révèle un fléau ravageur. Malgré des dispositifs de sécurité, les Brésiliennes ne cessent de subir des violences fondées sur le genre. Cette situation très alarmante ne tarde pas à intégrer le débat public. Au point que l’un des candidats aux élections présidentielles prévues pour le mois d’octobre prochain dévoile déjà ses plans pour éradiquer ce crime.
Le nombre de féminicides continue d’augmenter au Brésil ces dernières années. 4 Brésiliennes y sont tuées par jour. Ce chiffre est révélé par l’Institut Brésilien de Géographie et d’Estatistiques (IBGE). Selon les enquêtes de cet institut et d’autres chiffres confrontés à ceux du Ministère de la Justice et de la sécurité publique, plusieurs facteurs déterminent ces violences. Citons par exemple, la dépendance économique , la discrimination, le sentiment de contrôle et de possession, ou certainement, la jalousie .
Le constat, selon des études, est écœurant . Un rapport du Forum brésilien de la sécurité publique publié en mars 2026 révèle qu’en 2025, 1 568 féminicides ont été recensés. Il s’agit d’une augmentation de 4,7 % par rapport à l’année précédente. Les données font également état d’une disparité raciale préoccupante : 62,6 % des victimes sont des femmes noires. Cette réalité met en lumière les inégalités structurelles et la plus grande vulnérabilité socio-économique des femmes. Ce problème récurrent est de plus en plus ancré dans la société brésilienne.
Pour freiner la propagation de cette plaie ravageuse, la Cour suprême a renforcé la loi Maria da Penha en date du 16 août 2026. À cet effet, les mesures de protection d’urgence s’appliquent à toute forme de violence fondée sur le genre. Ce, même s’il n’y a aucun lien familial, domestique ou affectif entre la victime et l’agresseur.Ce renforcement a pris en compte d’autres contextes. Ainsi, la protection s’étend aux agressions survenues dans le cadre professionnel, institutionnel, communautaire ou politique, entre autres.
De plus, tout juge, pénal ou civil, est compétent pour appliquer les mesures de protection d’urgence de la loi Maria da Penha, même s’il ne siège pas dans la chambre spécialisée dans les affaires domestiques.
Enfin, l’électorat féminin représente 53 % de la population brésilienne. Il demeure très convoité par les candidats. Les compétiteurs doivent proposer des mesures drastiques pour combattre cette vague de violence. Comme c’est le cas du candidat à la présidence, Augusto Cury, proposant une application téléphonique visant à alerter tout cas suspect.
