NON au travail des enfants !

Non au travail des enfants

La communauté internationale a un défi à relever d’ici 2030 : mettre fin au travail des enfants. Ainsi, la 6e conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants a eu lieu à Marrakech, au Maroc, du 11 au 13 février 2026. Ce, pour rappeler aux communautés internationales les engagements qu’elles ont eus envers les enfants. Ces derniers ne doivent pas travailler.

Le cadre mondial de Marrakech veut éliminer le travail des enfants dans le monde. En effet, le gouvernement du Maroc en collaboration avec l’Organisation internationale du Travail (OIT) a réuni la communauté mondiale autour d’une grande cause : « réfléchir sur l’exploitation économique des enfants à travers le monde ». Pour ce faire, les parties prenantes de cet événement ont adopté « le cadre mondial de Marrakech », en vue de protéger les enfants contre toutes formes d’exploitation économique sur la planète.

Selon un rapport de l’OIT, 138 millions d’enfants travaillent chaque jour à travers le monde. Environ 54 millions d’entre eux effectuent des travaux dangereux. Aussi, faut-il préciser que l’accent est surtout mis sur les enfants âgés de 5 à 11 ans, dans les zones rurales se livrant à des travaux agricoles.

De ce fait, l’Organisation internationale du Travail en a profité pour critiquer les acteurs qui ont violé les cadres légaux, précédemment adoptés, sur le travail des enfants. L’Organisme onusien a évoqué deux conventions pour planer ses critiques. D’abord, la convention n° 138 de l’OIT sur l’âge admissible, ensuite celle de n° 182 sur les pires formes de travail. À titre de rappel, l’âge permis est de 14 ans.

L’on ne sait pas s’il s’agit d’une simple coïncidence, mais dans la même semaine, un journal brésilien a révélé que près de 7 966 plaintes ont été enregistrées dans tout le pays en 2025. Toutes avaient dénoncé le travail des enfants.

À en croire les statistiques, ce nombre est en nette diminution. Car, selon l’Institut brésilien de Géographie et de Statistique (IBGE), en 2024, il y avait eu 1,6 million d’enfants, de 5 à 17 ans, qui travaillaient. On avait toutefois retiré 2745 d’entre eux dans cette situation durant cette même année.

Dans le but d’éradiquer ce mal fait aux enfants, l’État brésilien avait ratifié la convention internationale des droits de l’enfant depuis 1990. De plus, la constitution fédérale et la loi du travail pénalisent toutes formes de travail pour les mineurs de moins de 16 ans, sauf en cas d’apprentissage. Fort de tout cela, l’État rend disponible, 24 sur 24, le numéro Disque 100, pour déposer des plaintes au cas où l’on remarquerait un tel cas quelque part.

À souligner que, selon Gilbert F. Houngbo, directeur de l’OIT, toute la communauté internationale doit s’impliquer pour atteindre ce but. Même si, reconnait-il, l’objectif est loin d’être atteint d’ici 2030, non pas par faute de solutions, mais par l’absence de mise en œuvre à grande échelle de celles déjà en place.

Montima Murat

Laisser un commentaire